Accueil » Articles – Hypnose & Naturopathie » Hypnose » Phobies, s’en débarrasser grâce à l’hypnose (10 min)

Tout le monde connaît quelqu’un qui est sujet à une ou des phobies. Des araignées, par exemple ? Pour ceux qui ne sont pas concernés, cela peut les faire rire voir en jouer. Pourtant certaines phobies peuvent être handicapantes, voir dangereuses pour une personne. En effet il serait dommage de vouloir devenir pompier et être incapable de voir le vide ou se priver tout simplement de vacances paniqué par le fait de monter dans un avion.

Dans cet article vous retrouverez comment notre cerveau se crée des phobies, et comment s’en libérer.

Cet article a pour vocation de vulgariser les processus du cerveau et ainsi être mieux compris de tous !


Les phobies c’est quoi ?

Il y a souvent confusion entre les phobies et les peurs, pourtant celles-ci sont bien différentes.

Une phobie est une réaction démesurée d’un point de vue émotionnel et physique (mouvement excessif pour fuir l’élément déclencheur, cris, crise d’angoisse, hyperventilation). Ce trouble peut être dangereuse pour la personne concernée et ceux qui l’accompagnent. En plus d’être dangereux ce trouble peut être handicapant, personnellement ou professionnellement.

Il est d’ailleurs courant de constater des crises de panique ou des malaises lors d’une crise phobique.

La phobie est donc déclenchée par un élément clair et définit : une araignée, du vide, un ascenseur, un chien…

Tandis que la peur est déclenchée par plusieurs éléments qu’il est parfois difficile de définir. La peur est aussi une émotion que l’on peut gérer et celle-ci peut être contrôlée ou limitée. Pour illustrer : on peut avoir très peur des araignées et porter une mygale sur le bras.


La phobie une émotion incontrôlable.

La phobie est donc incontrôlable et déclenchera chez le sujet tous ses automatismes de survie quel qu’il soit et quel que soit le contexte.

Imaginons ! Vous êtes cynophobe (peur des chiens) et vous marchez sur le trottoir, en lisant sur votre téléphone un article passionnant sur les phobies. D’un seul coup vous relevez la tête et un gros chien est à vos pieds. Il est probable que vous vous écartiez prestement, sans prêter attention aux voitures ou vélos circulant à côté de vous.

En réalité ce chien n’était pas méchant et était juste venu sentir votre pantalon imbibé des odeurs de votre petit déjeuner cuisiné le matin même.

En effet le corps est bien fait ! Lorsque celui-ci se trouve dans une situation de danger, il a tendance à actionner ses reflex ou automatismes. Il prend des décisions tout seul !

Bien heureusement !

Grâce à lui il nous permet d’éviter de nous brûler trop fortement par exemple, en déclenchant le réflexe idéomoteur d’enlever la main de la source de chaleur. C’est pour cela que lorsque nous nous brûlons, nous enlevons la zone concernée avant même de comprendre ce qu’il se passe vraiment.


Les phobies apprises par notre cerveau.

En effet ces mécanismes ont été appris par notre cerveau un moment ou à un autre. Cela peut être en vivant un évènement traumatisant ou non.

Reprenons l’exemple des chiens. Si cette même personne dans son enfance s’est fait mordre par un chien, il est donc normal que ses réactions soient démesurées lorsqu’elle rencontre un chien.

A contrario il n’est pas rare que le consultant ne comprenne ou ne se rappelle tout simplement pas l’évènement traumatisant. Il est aussi possible qu’un évènement traumatisant déclenche une phobie qui à première vue, semble hors sujet (un étouffement peut très bien déclencher une claustrophobie).

L’incompréhension d’une phobie n’est pas un frein pour être apaisée.

Ainsi une partie de notre cerveau est chargé d’analyser toutes les informations sensorielles récoltées par notre corps. Le but de cette partie du cerveau appelé reptilienne est de déceler n’importe quel signal synonyme de danger.

Il n’est alors pas rare de sursauter lorsque l’on entend un klaxon à quelques mètres de soi. Pour finalement se rendre compte que le signal était destiné à un autre automobiliste.

En dehors de l’effet de surprise, notre cerveau a associé ce signal à un possible danger de se faire renverser par une voiture. De ce fait il est probable de sursauter, pour prendre rapidement connaissance de la situation et réagir en conséquence.

Ce mécanisme primordial de survie nous permet d’apprendre et de nous adapter constamment.

Si un jour vous êtes amené à conduire dans un pays où les volants sont à droite.

Vous vous rendrez compte qu’il ne faudra que quelques heures à votre cerveau pour s’adapter à ce nouveau mode de conduite. Le cerveau aura surement quand même besoin de plusieurs jours pour que les mécanismes d’urgence eux, soient vraiment efficaces et automatiques !


Les phobies un mauvais apprentissage de notre cerveau.

Ces réactions soudaines et automatiques déclenchées par un stimulus très précis ne sont donc pas en accord avec la réalité.

phobie hypnose

Ainsi le chien qui n’était pas mal intentionné, pourrait avoir un comportement inattendu face une personne phobique. Ce désaccord entre la réalité et ce qui est perçu par la personne peuvent entraîner de lourdes conséquences.

Pourtant il est commun pour les personnes de se dire consciemment qu’il est ridicule de réagir de la sorte dans ce genre de situation. Mais c’est plus fort qu’eux, et c’est normal !

En l’occurrence dans ce cas précis, ce sont les automatismes inconscients qui prennent totalement les commandes du corps. Un peu comme sur l’autoroute, lorsqu’un freinage ou obstacle surviennent brutalement, nos réactions sont presque automatiques.


Les techniques pour combattre ses phobies.

La première est surement la plus connue, mais pas toujours la plus efficace : affronter sa phobie !

Nombreux sont ceux qui l’ont soigné en l’affrontant eux même ! En effet, en se confrontant aux situations stressantes à plusieurs reprises il est possible petit à petit de changer sa perception de l’agent déclencheur. Et ainsi réapprendre au cerveau les comportements adéquats.

Cette méthode demande persévérance et courage, de plus pour certaines phobies il est parfois difficile ou dangereux de vouloir s’y confronter seul.

Parfois malgré le courage et la persévérance, l’angoisse est toujours là.


S’en débarrasser avec l’hypnose :

Le travail hypnotique n’a pas pour but de faire oublier à la personne les dangers liés à son problème, ni de désensibiliser totalement ses émotions par rapport au déclencheur, mais bien de réapprendre au cerveau la bonne réaction à avoir.

Ainsi après un travail hypnotique la personne présentant une cynophobie devra conserver une certaine méfiance à la rencontre d’un chien. Le résultat ne sera pas, de se blottir inconsciemment contre tous les chiens qu’elle pourra rencontrer…. Cela s’apparenterait à un comportement dangereux.

L’hypnose est parfaitement adaptée pour réapprendre aux personnes les comportements et émotions adéquats. Ainsi plusieurs techniques sont utilisées selon le type, mais aussi l’intensité de la phobie.

Le travail hypnotique consistera à visualiser et à modifier les perceptions de la phobie ou encore de désensibiliser les réactions et émotions.

Elle se verra être respectueuse de la personne et de ses émotions et sa peur.

En règle général, il est possible de se débarrasser d’une phobie classique en 1 séance, les phobies plus ancrées et profonde demanderont 2 à 3 séances.

Cette pratique rencontre un grand succès dans ce type de trouble, et permet au consultant de retrouver une certaine liberté et contrôle de ses émotions, en toutes circonstances.

Si l’hypnose vous intrigue et vous questionne, un autre de mes articles évoque les questions les plus fréquentes de cette pratique naturelle et physiologique.

LIRE AUSSI : Les question les plus fréquentes en hypnose.


N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire.



Sources :

  • Cours : Élide formation. << Denis Jaccard >>
  • Livres : Métaphore et suggestions hypnotiques << D. Corydon Hammond >>

Thomas Hartmann

Praticien en hypnose thérapeutique et naturopathe à Strasbourg.

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